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jo87



Inscrit le: 28 Déc 2008
Messages: 55
Localisation: Chateauponsac 87290

MessagePosté le: Ven Fév 13, 2009 12:35 pm    Sujet du message: Notre TPE Répondre en citant

Comme demandé par le Docteur SODJI et avec l'aide de mon père pour la mise en ligne, voici le TPE que nous présentons cette année en classe de 1° S, lycée Jean GIRAUDOUX de BELLAC.


L'obésité :

On ne nait pas obèse, on le devient, en effet, depuis une observation menée en 2006, on constate 12% d'adultes et, 10 à 15% d'enfants obèses, en France, et ceci, en augmentation depuis les années 1990. Certaines personnes prennent conscience de leur prise de poids et, tentent d'y remédier à l'aide de régimes, très peu efficaces. Alors, ces personnes décident donc d'avoir recours à la chirurgie baryatrique, une nouvelle méthode chirurgicale, qui est à son apogée depuis sa création, il y a une vingtaine d'année. Cependant, qu'est ce que l'obésité et comment y remédier ?

Sommaire :

I/ La présentation de l'obésité :

a) Définition

b) Causes

c) Conséquences

II/ Les différentes méthodes pour lutter contre l'obésité :
1. Les régimes :
2. Médicaments :
3. Les traitements chirurgicaux :
a) l'anneau gastrique
b) le ballon
c) le by-pass

III/ La vie après ces interventions :
L'obésité et ses solutions.

I) Présentation de l'obésité :

1) Définition :

L'obésité est un excès de poids dû à une surcharge en tissus adipeux dans l'ensemble de l'organisme, et plus particulièrement dans les espaces sous-cutanés. Ces tissus adipeux sont constitués de cellules huit fois plus grandes que les autres cellules de l'organisme. En pratique, on définit l'obésité d'après la valeur de l'indice de masse corporelle. L'IMC est calculé en fonction de la taille et du poids.


2) Causes :

On ne naît pas obèse et on ne le devient pas en quelques jours. En effet plusieurs causes sont à l'origine de l'obésité. Tout d'abord des causes génétiques. On constate que les membres d'une même famille peuvent être obèses. Cela peut être dû à une même alimentation mais la science montre que les facteurs génétiques peuvent être mis en cause. Cependant, nous ne savons pas encore comment les gènes nous font grossir ou maigrir. Certains pourraient agir sur le cerveau et contrôler l'appétit d'autres contrôleraient la manière dont le corps brûle ou pas les calories. Aussi, l'environnement peut être facteur de l'obésité. L'alimentation, le mode de vie, l'activité physique sont donc pris en compte. C'est pourquoi selon notre âge, notre milieu il y a plus ou moins de chances que l'on soit obèse. De plus depuis quelques années, la façon de manger a été modifié, (apparition de fast-food) et l'activité physique a été mise de coté.
On ne peut donc pas changer notre génétique cependant, on peut modifier notre alimentation et pratiquer une activité physique régulière.
De plus, l'ennui, la tristesse, le stress... peuvent provoquer l'envie de manger. Ce n'est cependant pas un choix de vie ni une volonté mais une « maladie » qui est mise en cause. S'ajoute à cela des problèmes physiques.

En effet certaines maladies peuvent être à l'origine de l'obésité. Aussi, certains médicaments peuvent aggraver les risques d'obésité. De plus les cellules adipeuses, surchargées depuis l'enfance vont régulièrement assimiler trop de graisses et donc être atteintes d'obésité. Enfin des déséquilibres hormonaux pourraient être à l'origine de surpoids. Cependant, encore aujourd'hui l'obésité n'a aucun facteur certain.

Ainsi, toutes ces causes entraînant l'obésité ne sont pas sans conséquences sur la santé.



3) Conséquences :

L'obésité est plus qu'un problème d'esthétique. C'est une maladie présentant un risque sérieux pour la santé :
L'obésité étant une pathologie chronique, ses symptômes se développent graduellement. Au début l'obésité rend la marche difficile, elle est à l'origine de douleurs dorsales, de fatigues, de troubles de la peau et d'un manque de souffle.
Dés que l’IMC des personnes dépasse 30, ils présentent de gros risques de développer :
• Du diabète de type 2, d'avoir des risques cardio-vasculaires (insuffisance coronaire, hypertension artérielle), respiratoires et rhumatologiques (arthrose), des risques d'insuffisance veineuse : des jambes lourdes, des varices et des ulcères qui sont fréquents chez l'obèse en raison de la mauvaise qualité des tissus et du manque d'activités physiques. Mais aussi des problèmes comme l'apnée du sommeil. Chez l’homme, l’obésité accroît les risques de cancers de la prostate et du côlon (gros intestin). Chez la femme, les cancers du sein, du col de l’utérus et des ovaires sont nettement plus fréquents en cas d’obésité.
• Outre les complications d’ordre physique, il faut également prendre en compte les côtés psychologiques comme les risques de dépression, liés notamment aux régimes amincissants sévères et à l'idéal de beauté que ces personnes essayent d'atteindre. Mais il y a aussi les conséquences sociales, en particulier la discrimination. L'ensemble de ces facteurs entraînent une diminution de l'espérance de vie et de sa qualité.
Une fois que l'obésité morbide (IMC > 40) est avérée, perdre du poids à long terme est le seul moyen de traitement de ces symptômes : il y a des moyens plus ou moins efficaces : Les régimes, les traitements chimiques : les médicaments et les traitements chirurgicaux

II) Les différentes méthodes pour lutter contre l’obésité :
La plupart des programmes non chirurgicaux sont basés sur l'association d'un régime alimentaire à des médicaments, à une modification du comportement alimentaire et à une activité physique régulière.
1) Régimes :
Tout le monde sait que les régimes ont un effet « Yoyo », les personnes perdent du poids mais le reprennent lorsqu'ils se remettent à manger « normalement ». Pour beaucoup, ils reprennent la totalité du poids perdu, voir même plus. Ainsi, les régimes sont plus particulièrement réservés aux gens qui ont un faible pourcentage de poids à perdre. Les obèses dits morbides, ne peuvent donc pas perdre une masse convenable à leur envie ou à leurs besoins. Les régimes ne fonctionnent pas. Selon une étude de l'Organisation Mondiale de la Santé, une personne morbidement obèse sur 20, connaît une perte de poids significative, qu'il soit en mesure de maintenir à long terme. Ainsi, on a pu observer plusieurs sortes de régimes, plus particulièrement basés sur les plantes. Par exemple, l'effet coupe-faim, peut être obtenu par le gonflement de l'estomac grâce à des fibres qui forment un gel pour le gonflement, ce qui ralenti la vidange gastrique. Ils procurent un sentiment de satiété plus rapide, lorsqu'on les consomme avant les repas.

Certes, les régimes sont peu efficaces face à l'obésité, cependant, une perte de poids, même de 5 à 10%, est bénéfique pour les multiples problèmes médicaux associés à l'obésité. Les régimes ne sont donc pas non plus vraiment un élément déclencheur pour maigrir.
Ainsi, la personne aura recours à des médicaments, persuadée qu’ils fonctionnent plus que les régimes.

2) Médicaments :

Plusieurs médicaments existent, parmi eux, on peut citer le XENICAL, le SIBUTRAL ou encore l'ACOMPLIA. Le XENICAL entraîne un blocage de la digestion des graisses. Le SIBUTRAL, lui, entraîne une augmentation d'énergie et ainsi une augmentation de la dépense physique, ainsi qu'une baisse de l'appétit. Pour finir, l'ACOMPLIA agit sur l'appétit. Cependant, tous ces médicaments ont plusieurs contre-indications comme, par exemple, chez la femme enceinte. De plus, les médicaments ne sont pas remboursés par la sécurité sociale ou encore la mutuelle. Ainsi, en plus d'être peu efficace à long terme, les médicaments sont très chers et donc réservé à des patients plutôt aisés. , Toutefois, on observe une efficacité, (entre 6 à 10 % de pertes) mais le patient reprend systématiquement les kilos perdus, lorsqu'il arrête la prise de ses cachets.


Ainsi, voyant que ces traitements ne sont pas efficaces, le patient décide donc de se tourner vers la chirurgie baryatrique, un moyen sur, avec une perte de poids à long terme.

Les traitements chirurgicaux :

a) l'anneau gastrique :
Le traitement chirurgical par anneau gastrique, allié à la modification du comportement, est actuellement une des seules méthodes prouvées pour perdre du poids à long terme. La gastroplastie (ou anneau gastrique) consiste à mettre un anneau en silicone, dont le calibre est modifiable facilement, autour de la partie supérieure de l’estomac.

1- Boitier c'est dans celui-ci que l'on injecte du liquide spécial, pour resserrer l'anneau.
2- Cathéter qui a pour but de relier l'anneau au boitier, c'est donc lui qui transporte le liquide pour resserrer l'anneau
3- Anneau ou ceinture en silicone, il est situé autour de la paroi de l'estomac.

Quelle est le mode opératoire ?



La pose d'un anneau gastrique est une opération faite sous cœlioscopie. Cela signifie qu'il n'est pas nécessaire de pratiquer une grande incision dans la paroi abdominale. L'opération est réalisée par le biais de petites incisions dans lesquelles des tubes spéciaux (trocarts) sont placés afin de permettre le passage d'instruments de chirurgie à l'intérieur de l'abdomen. Le chirurgien peut visualiser et contrôler ces instruments sur un écran de télévision par l'intermédiaire d'une caméra miniature insérée dans l'abdomen via ces trocarts.
La cœlioscopie consiste à gonfler sous anesthésie générale l’abdomen avec un gaz pour introduire une optique par un orifice d’1 cm, relié à une caméra qui transmet l’image sur un écran L’intervention se déroule par l’intermédiaire d’instruments fins introduits par des orifices de 5 ou 10 mm.
Elle dure en général un peu moins d’une heure.
Bien que la cœlioscopie permette des suites très simples, comparables à celles de l’ablation de la vésicule biliaire, cette chirurgie ne doit pas être banalisée pour autant.

Il faut savoir que des risques de perforation instrumentale existent, bien qu'exceptionnels, qui peuvent être lourds de conséquences. La mortalité est évaluée à une personne sur mille mais en rapport surtout avec des problèmes cardio-vasculaires chez des malades déjà atteints
Le principe de la pose de l'anneau gastrique repose sur le fait de "resserrer comme avec une ceinture" la partie haute de l'estomac en l'entourant de l'anneau.
Ce dernier resserre et divise l'estomac en deux sections, comme un sablier. Il n'est pas nécessaire de couper, agrafer ou extraire quelque partie de l'estomac ou de l'intestin que ce soit pour placer l'anneau gastrique ajustable.

L’alimentation, les traitements après l'opération :

Durant les deux premières semaines, le patient doit privilégier une alimentation molle. Il s’agit de ne pas déplacer l’anneau non fixé par la cicatrisation.
L'anneau gastrique est un système ajustable, il est ajustable et simple à manipuler après l'opération, ce qui signifie que le diamètre de l'anneau (serrage de l'estomac) peut être ajusté après l'opération en fonction de la quantité de poids que vous souhaitez perdre et de votre bien être. Un mois après l’opération, le chirurgien procédera au premier gonflage, l'ajustement se fait en injectant ou en retirant du liquide de l'anneau via un orifice placé sous la peau. Pour ce faire, le patient n'a pas besoin d'être hospitalisé et de subir d'anesthésie ou d'analgésie. Mais c'est un médecin qui doit faire cette intervention.



L'anneau gastrique agit comme un sablier. Il oblige à changer ses habitudes, à bien mastiquer par exemple. Les 15 premiers jours, une alimentation molle et mixée est recommandée, puis les bouchées à mastiquer sont progressivement réintroduites avec précaution, pour ne pas risquer de déplacer l’anneau alors qu’il n’est pas encore fixé par la cicatrisation. Le volume des prises alimentaires va être grandement diminué car la poche située au dessus de l’anneau qui accueille les aliments ingérés se remplit rapidement, mais ne laisse passer son contenu que progressivement. Les apports caloriques vont donc fortement baisser, obligeant l’organisme à puiser dans ses réserves de graisses pour les transformer en calories.
Il est fondamental de revoir régulièrement le chirurgien pendant les premiers mois pour permettre d’ajuster le gonflage et de surveiller radiologiquement en sa présence que ne s’installe pas un début de dilatation.
L'anneau gastrique est toujours indiqué chez les patients souffrant d'obésité morbide en particulier chez les patients jeunes et chez les patients malade d'hyperphagie boulimique
Les résultats :
Si l'intervention et le suivit se passe normalement, le patient perdra entre 30 et 40 °/o de son poids initial dans les dix-huit premiers mois. Après cela, son poids se stabilisera. S’il on retire l’anneau, le patient reprendra la totalité de son poids perdu, voir même plus, ainsi, l’anneau est un remède a vie…


b) Le ballon :



L’idée est de réduire le volume utile de l’estomac sans avoir à opérer. On introduit le ballonnet dans l’estomac au moyen d’une sonde, puis on gonfle. On peut aussi enlever le ballonnet en perçant celui-ci au moyen d’une sonde.
Le ballon a une texture en silicone, ce qui permet une résistance à l'acidité gastrique et aux aliments contendants. Il se déplace librement dans la cavité gastrique, de plus, avec sa forme sphérique, celui-ci n'est pas agressif du tout. Cependant, par comparaison à l'anneau gastrique, le volume du ballon ne peut être ajusté. En effet, le remplissage se fait avec du liquide physiologique, ce qui autorise une vie normale, les anciens ballons étaient remplis d’air, ce qui les rendaient plus fragile.
Le ballon est placé dans la cavité gastrique lors d'une anesthésie générale d'environ 10 minutes, ce qui impose une hospitalisation de jour. Sa pose est couplée avec une endoscopie, qui permet de voir l'intérieur de l'estomac, permettant au gastroentérologue de vérifier le bon positionnement en hauteur du ballon.



Les indications :
Le ballon est une sorte d'intermédiaire entre le régime traditionnel et la pose d'un anneau gastrique. En effet, celui-ci peut produire une légère perte de poids, par opposition à un régime. Cependant, la perte de poids est nettement inférieure à celle d'un anneau ou encore d'un by-pass.
Les complications immédiates et à moyen terme :
Après la mise en place du ballon des douleurs et des crampes abdominales, un reflux de liquide acide dans l'œsophage, des nausées importantes et des vomissements sont possibles lors des premiers jours. Une surveillance est nécessaire durant les trois premiers jours et des médicaments appropriés sont donnés.
La seule complication grave qui a été observée a été l'occlusion intestinale lorsque le ballon se perfore spontanément et ne passe pas au travers de l'intestin grêle. Ces cas rares ont été observés chez des patients qui avaient été préalablement opérés d'une intervention sur l'intestin, et leur état a donc entraîné une nouvelle intervention. Pour le moment ceci est donc une contre-indication à la mise en place d'un ballon.
Pour plus de sûreté, il est souvent injecté du bleu de méthylène dans le ballon lors de sa pose. Lors de l'élimination, le bleu de méthylène s'élimine par les urines. Le patient doit alors contacter le praticien qui a mis en place le ballon.
Les effets secondaires du ballonnet sont des vomissements si on mange de trop grands volumes et parfois des douleurs, cependant, on observe aussi ces effets secondaires à travers l'anneau gastrique.
Les résultats :
L'effet ballon dure environ deux mois, entraînant durant cette période une limitation très nette de la satiété. Cet effet s'estompe ensuite.
Les conséquences sont un amaigrissement substantiel qui est en moyenne d'une quinzaine de kilos.
Après l'ablation du ballon ou après son élimination spontanée, une reprise du poids est certainement possible.
Dans environ le quart des cas le ballon est spontanément éliminé par les selles ou beaucoup plus exceptionnellement par un vomissement qui peut être surprenant mais qui n'est pas dangereux. Dans les autres cas, il faut le retirer selon les mêmes modalités que celle de la mise en place (hospitalisation d'une journée). La durée d'implantation conseillée est de 4 à 6 mois, mais peut être portée à davantage si le patient le souhaite.
Dans l'autre moitié des cas il y a soit perte insuffisante de poids, soit impossibilité de la stabilisation du poids du fait du non changement des habitudes antérieures. On ne dispose pas encore de résultats plus éloignés, et des études prospectives menées sur le long terme manquent encore pour évaluer les résultats.
En aucun cas il ne s'agit une solution définitive au problème de l'obésité.

c) Le by-pass:
Le by-pass gastrique ou plus exactement gastro-jéjunal est actuellement l’intervention de référence pour les cas « difficiles » d'obésité, ou pour certains c’est l’opération adaptée aux échecs de l’anneau gastrique. Elle est également possible par la technique de cœlioscopie.

Quelle est la technique opératoire ?

Elle fait intervenir une suture entre l’estomac et l’intestin grêle : c’est une opération dite de By-pass. Très pratiquée aux Etats-Unis, car il donne, chez des patients d'avantage obèses qu’en Europe, de meilleurs résultats à long terme.
Le by-pass gastrique combine trois éléments : la restriction alimentaire (comme pour l’anneau gastrique) avec un sentiment de satiété rapide, un certain effet de malabsorption (proportionnel à la longueur d’intestin court-circuité, qui peu varier) et un effet « dumping » si on avale trop rapidement des produits sucrés ou lactés (malaise et ballonnement, pouls accéléré).
On divise l’estomac pour délimiter une petite poche gastrique dite proximale, d’une capacité restreinte à 50 ml environ, séparée du reste de l’estomac. Elle est ensuite reliée directement à la partie jéjunum de l'intestin grêle par une suture entre celui-ci et la poche gastrique. Les aliments passent ainsi directement dans l’intestin grêle proximal.
L’opération a lieu sous anesthésie générale et par voie cœlioscopique. Sa durée varie de 3 à 6 heures, il s'agit d'une procédure majeure, comprenant séparation de l'estomac par agrafages, plusieurs sutures intestinales.
L’hospitalisation est de 8 à 10 jours en service de chirurgie, les deux premiers jours postopératoires étant passés en unités de soins intensifs.



En l'absence de complications, une radiographie de contrôle est réalisée systématiquement au troisième jour et, si l'examen est normal, le patient est autorisé à boire le jour même. Le drain est mobilisé le lendemain puis retiré progressivement en l'absence d'écoulement anormal.
L'alimentation et les traitements après l'opération :
Durant les 7 premiers jours, seuls les liquides sont autorisés. Pendant les 3 semaines suivantes, l'alimentation est semi liquide. A partir du trentième jour, le patient est autorisé à reprendre progressivement une alimentation normale avec une ration protéique d'au moins 50g/jour. L'intolérance à la viande rouge est fréquente les premiers mois, mais les poissons et les laitages permettent un apport suffisant dans la majorité des cas. Les boissons et aliments sucrés doivent être évités en raison du risque de « dumping-syndrom ». Le patient quitte l'hôpital avec une prescription d'antiulcéreux, d'injections d'anticoagulants destinés prévenir les risques de phlébite et d'embolie pulmonaire et de médicaments destinés à prévenir le risque de formation de calculs vésiculaires, fréquents après un by-pass. Enfin, des suppléments en vitamines et oligo-éléments (calcium, fer, multi vitamines, vitamine B12) sont prescrits systématiquement à partir du premier mois.
Les résultats :
La perte de poids est rapide au cours des douze premiers mois et elle atteint généralement son maximum deux ans après l'intervention. Un plateau est généralement observé au cours de la troisième année puis un petit regain de poids survient fréquemment les années suivantes. La perte moyenne d'excès de poids varie entre 68 et 83% à 2 ans, ce qui correspond à une perte de 40 à 50 Kg et à une chute de l'IMC de l'ordre de 20 points. Ces chiffres sont bien sur des moyennes, variables selon l'individu et en particulier son degré d'obésité.

III) La vie après ces interventions :
Quelle alimentation ?
Suite à l'opération, l'alimentation est totalement bouleversée. Le patient ne peut manger que de la nourriture mixée et en faible quantité. Les viandes rouge et blanche, trop sèches sont fortement déconseillées. Aussi, les aliments sucrés ou trop gras peuvent entrainer un « dumping syndrom » c'est à dire un malaise général qui survient après les repas. En effet, on peut remarquer des bouffés de chaleur, des sueurs, des palpitations, des douleurs abdominales, des diarrhées, des hauts le cœur, un refus de manger ou encore des somnolences. De plus, les patients peuvent être gênés par des vomissements. Enfin, l'alimentation se rétablie petit à petit en réintroduisant des morceaux, l'opération est donc assez lourde de conséquence sur l'alimentation. La mastication des aliments est importante, il faut donc mâcher lentement. En mangeant il est conseillé de ne pas boire pour éviter une surcharge de l'estomac est donc éviter les risques de vomissements. Les repas doivent être supérieurs à deux ou trois par jour, en effet il vaut mieux manger en 4 ou 5 fois en petites quantités, pour pouvoir oublier les nouvelles habitudes alimentaires. Il est aussi important d'avoir une alimentation saine et variée.
Et au niveau psychologique ?
Les patients sont poussés à se rendre souvent chez le psychologue car ils ne se sentent pas bien dans leur peau. Pour eux, la chirurgie et la solution de la dernière chance. Après l'opération et la perte de poids, les patients se sentent donc mieux. Aussi l'opération ne se fait pas sans réfléchir, un suivit est obligatoire avant l'opération les risques de mal réagir sont donc faibles.
La chirurgie esthétique après?
La perte de plusieurs dizaines de kilos laisse dans la plupart des cas des séquelles disgracieuses en termes de silhouette. Les zones les plus fréquemment concernées sont l'abdomen, les seins, les cuisses, les bras, accessibles à une chirurgie esthétique. Ces interventions peuvent être programmées après obtention d'un poids stabilisé et jamais avant deux ans. Le chirurgien plasticien, travaille en étroite collaboration avec le chirurgien qui a réalisé le by-pass gastrique au sein d'une équipe pluridisciplinaire. Il vous donnera toutes les informations nécessaires concernant ces interventions


Conclusion:
Ainsi, on peut voir que l'obésité est un fléau qui touche tout le monde, dans le monde entier, c'est pourquoi, depuis quelques années, il y a de nouvelles inventions comme la chirurgie baryatrique, qui rassemble des moyens efficaces pour lutter contre l'obésité. De plus, on peut affirmer que les régimes ne sont pas bénéfiques à l'Homme, c'est pourquoi, de nos jours, il y a une prise de conscience totale de son surpoids et de son obésité. Aujourd'hui, le moyen le plus efficace, est le By-pass, mais, dans dix ans, y aura-t-il de nouvelles inventions, encore plus efficace que celle-ci ?

Bibliographie :

- Témoignage de deux personnes, l’une ayant subit l’opération d’un by-pass, et l’autre d’un anneau gastrique

- Le Docteur SODJI, pour les conseils, la documentation et l’anneau gastrique pour notre présentation orale du TPE. Ainsi que son site : obésité87.com, qui explique beaucoup de chose et, contient beaucoup de témoignages.

- La conférence du Docteur SODJI, le 9 Octobre 2008, qui nous a beaucoup éclairée

- Le livre donné à chaque patient pour s’informer avant l’opération, qui nous a été très utile.
- www.chirurgie-digestive.com

- www.anneau-gastrique.com

- www.doctissimo.fr

- www.weightlosssurgery.ca/fr

- www.chirugie-obésité.com

- obnet.chez-alice.fr

- www.obesity-diet.com

- www.afao.asso.fr

Nous avons beaucoup fait des recherches grâce à internet, car, le CDI n’était pas documenté sur notre sujet, à part les quelques pages que l’on trouve dans un livre de SVT de classe de seconde.

En espérant que ce travail a retenu votre attention et peut-être éclairé sur certains détails.

Bon courage à tous et toutes.
@micalement.
Signé Maxime, fils de Jo87 Laughing
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cristelle



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MessagePosté le: Ven Fév 13, 2009 1:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,


Alors si je peux me permettre, vous avez oublié la sleeve gastrectomie dans la chirurgie.

Snif, snif pour tous ceux qui ont eu cette intervention, on est encore les "oubliés".


Christelle
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jo87



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MessagePosté le: Ven Fév 13, 2009 1:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,
en effet il manque la technique du sleeve gastrectomie mais nous avions plutôt axé notre travail sur l'anneau gastrique.

Afin de remédier à cet oubli et pour me faire pardonner, un petit descriptif simple :

La gastrectomie "sleeve" consiste en la résection verticale de plus des 2/3 de l'estomac. L'intérêt récent porté à cette opération réside dans le fait que l'ablation d'une majeure partie de l'estomac, outre son caractère restrictif, élimine une quantité de cellules gastriques (dites "cellules pariétales") qui sécrètent une hormone: la ghréline; Celle-ci stimule l'appétit en agissant au niveau du système nerveux central.


@micalement.
Maxime.
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cristelle



Inscrit le: 15 Fév 2008
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MessagePosté le: Ven Fév 13, 2009 2:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci, merci


Christelle
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klibou



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MessagePosté le: Mer Avr 15, 2009 8:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

J'avoue venir tardivement consulter cette rubrique que je n'avais pas remarquée avant.

Bravo pour le travail fourni. Beau boulot vraiment!!!

Merci aussi de contribuer à faire connaître ces techniques.

Klibou
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